West USA : De Gooseneks à Canyonlands [14/25]

 

Du cou d’oie, du canyon et de la pause piscine !

La nuit a été bien réparatrice, après la longue journée d’hier et le petit rebondissement survenu dans la soirée…^^ Le lodge n’est pas mal du tout, tout à fait dans l’ambiance western de la région. Il possède même une piscine couverte, dans laquelle malheureusement nous n’aurons pas le temps d’aller tremper un orteil !

La petite ville de Mexican Hat où nous sommes tire son nom d’une roche un peu particulière en forme de chapeau mexicain. Il faut que nous allions voir ça de nos propres yeux ! C’est à seulement quelques minutes de la ville, au détour d’une piste de sable.

Le Mexicain vous tire son chapeau, ah ah !

Le Mexicain vous tire son chapeau, ah ah !

Nous nous dirigeons ensuite vers le Nord pour rejoindre le Goosenecks State Park. Il offre un point de vue impressionnant sur les méandres de la San Juan River, en forme de « cous d’oie » (goosenecks, mot du jour). Ici, la rivière fait tellement de détours que sur une distance de 2,5 kilomètres, les cous d’oie s’enroulent en réalité sur près de 10 kilomètres ! On surplombe de nouveau un canyon, à 300 mètres de hauteur au-dessus de la rivière. Mais contrairement au Grand Canyon, on voit plutôt ici du beige et du marron. Que de la roche, peu de végétation.

C'était trop compliqué d'aller tout droit, ou bien ??
C'était trop compliqué d'aller tout droit, ou bien ??

C’était trop compliqué d’aller tout droit, ou bien ??

Direction ensuite Valley of the Gods, la vallée des dieux (tout un programme !). Il s’agit d’un circuit slalomant entre des formations rocheuses qui ressemblent à celles de Monument Valley. Il faut s’engager sur une piste, traversée par quelques passages de tôle ondulée et des oueds en crue dès qu’il pleut. On roule entre des petites bosses comme sur des montagnes russes… pas très rassurant quand on ne voit pas si quelqu’un arrive en face ! Et ça secoue ça secoue ! Nous allons donc serrer les fesses, hein ! Sans oublier bien sûr de profiter du paysage, redevenu ocre.

On croirait un peu un Monument Valley en miniature. Et puis nous sommes vraiment seuls au monde… Sur la totalité du circuit, en plus d’une heure, nous ne croiserons que deux ou trois voitures en tout et pour tout.

J14 - De Gooseneks à Canyonlands
J14 - De Gooseneks à Canyonlands
J14 - De Gooseneks à Canyonlands

A l’issue de ce petit circuit, nous avons pas mal de route : 2h30 à rouler droit vers le Nord. Nous déjeunerons en route, dans une station service.

J14 - De Gooseneks à Canyonlands

Notre destination, c’est le parc national de Canyonlands. C’est une zone immense, au point qu’aujourd’hui, nous nous cantonnerons à son côté est. Nous explorerons le parc en lui-même lors d’une autre journée, car nous serons à Moab pour trois jours, ce qui nous permettra de graviter vers les sites intéressants sans changer d’hôtel chaque soir.

Bon, en réalité, pour arriver à Moab ce soir, il faudrait déjà ne pas tomber en panne. Les blondes au volant, c’est comme dans le reste de la vie, c’est pas malin-malin, et ça regarde la jauge d’essence un peu au dernier moment. Genre quand il reste plus de 2 heures de route et une demi-heure d’autonomie, en plein milieu de nowhere. En chemin, nous calculons donc qu’il est mathématiquement impossible de passer par Canyonlands puis de rallier Moab en fin de journée. Avec l’aide de Tom-Tom, nous nous mettons en quête d’une station service dans un rayon de 30 kilomètres (ahhh merci la fonction « afficher les stations services » -et les MacDo, aucun rapport avec le sujet- sur les GPS). Il nous semble en trouver une pas trop loin, entre Canyonlands et Moab ; nous tentons donc l’aller-retour vers le point de vue au-dessus de Canyonlands avec la réserve, nous ferons le plein ensuite. Pas trop rassurés quand même, nous voilà donc à vitesse réduite et climatisation coupée pour économiser l’essence…

Pour l’instant, tout se passe bien. Nous croisons même une antilope ! (bon, nous avons d’abord cru que c’était un onyx… oui, ça aurait fait classe de voir une espèce rare et au nom exotique. Mais après recherches documentaires, il s’agissait bien d’une antilope, comme il y en a encore quelques-unes dans la région).

Et en plus, elle a traversé sans regarder...

Et en plus, elle a traversé sans regarder…

Tout au bout de la route, un petit parking menant à Needles Overlook. Nous sommes donc sur la rive Est de Canyonlands. La région s’étend à nos pieds, sur des centaines de kilomètres carrés. Ce sont des rigoles et des ravins creusés dans la roche par les orages et le passage du Colorado. Nous sommes très en hauteur, sur un plateau, et la vue porte très loin sur cette zone désertique. Un petit chemin protégé par un garde-fou permet de longer la faille sur quelques dizaines de mètres. Les chemins et les pistes en bas paraissent si lointains et minuscules… Nous avons du mal à nous représenter la superficie et l’altitude de ce que nous avons sous les yeux, tellement ça ne ressemble à rien de ce que nous connaissons. IMMENSE ! Et extrêmement silencieux. Un silence assourdissant, nous savons maintenant ce que ça veut dire !

Ca paraît pas comme ça, mais c'est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes...
Ca paraît pas comme ça, mais c'est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes...
Ca paraît pas comme ça, mais c'est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes...
Ca paraît pas comme ça, mais c'est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes...
Ca paraît pas comme ça, mais c'est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes...

Ca paraît pas comme ça, mais c’est très très haut et très très grand, genre les petits traits qui serpentent tout à droite, ce sont des routes…

Encore un peu sonnés par tout cet espace et tout ce silence, nous refaisons le trajet en sens inverse pour regagner la route du Nord menant à Moab. La panique revient un peu, rapport à l’essence. Comme la clim est coupée, les esprits s’endorment un peu sous l’effet de la chaleur (personne ne s’est endormi au volant, hein, je vous rassure), et nous dépassons la station-service tant attendue sans la voir ! Ah la blonde, j’te jure ! Mais qui l’a laissée prendre le volant bon sang ??^^

Enfin, au bout de quelques kilomètres, la blonde s’aperçoit que c’est louche de rouler encore (d’autant que la réserve baisse dangereusement !). Alors vas-y que je te fais demi-tour sur la quatre voies au milieu des camions, en pleine montée (même pas peur), pour revenir sur nos pas. Nous arriverons sans encombres à la fameuse station. Nous n’avons jamais été aussi heureux de faire le plein, dis donc !

Après ce petit aller-retour imprévu, reprenons la direction de Moab, le coeur guilleret et soulagé de toute inquiétude.^^

Nous entrons dans la région des arches. Ici il y en a par centaines, même comme ça au bord de la route !

une arche avec des gens dedans

une arche avec des gens dedans

Pour une fois, nous n’arrivons pas trop tard à l’hôtel. Nous posons nos valises pour trois nuits, extra ! Ca va nous soulager un peu de ne pas avoir à refaire les bagages dès demain matin. C’est un motel d’une grande chaîne, le Sleep Inn, à l’entrée de Moab. Rien de très luxueux, mais des chambres propres, bien agencées et bien équipées : lit king-size, frigo, seau à glace (très important, le seau à glace, pour remplir la glacière le matin avant de partir !^^), climatisation, télé, laverie au bout du couloir, buffet à volonté pour le petit-déjeuner (étape CRUCIALE). Et surtout, il y a une piscine ! Pour la première fois, nous allons pouvoir passer la fin de la journée les pieds dans l’eau pour nous reposer un peu.

J14 - De Gooseneks à Canyonlands

Soirée tranquille, donc, avant deux bonnes randos demain !

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