Californie : Chercher les ours [3/15]

 

5h30, yeux grand ouverts ! Whaaaaat ? 5h30 ??

Les Américains ne connaissent pas vraiment les volets, les chambres d’hôtel ne sont pourvues que de gros rideaux, pas toujours très opaques… Donc les premières lueurs du jour (et le décalage horaire) nous réveillent. Malheureusement, notre religion nous interdit formellement de nous lever aussi tôt. Nous nous lèverons finalement à 7h, pour nous apercevoir que la salle de petit déjeuner n’ouvre qu’à 8h… Autant dire que nous sommes dans les starting blocks lorsque les portes s’ouvrent !

Breakfast au soleil avec vue… Il fait déjà doux, la journée s’annonce ensoleillée.

J3 - Chercher les ours

8h30 – Nous prenons la route pour Sequoia National Park.

Ca commence à grimper, la route serpente le long de la montagne. Après nous être acquittés du prix d’entrée, nous faisons plusieurs arrêts photo. Nous apercevons les premiers sommets, puis un torrent. Malgré l’altitude, la végétation est plutôt méditerranéenne. Changement radical de décor par rapport à nos étapes d’hier !

J3 - Chercher les ours
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Premiers lacets. Y en a un qui se réjouit d’être au volant de la Mustang !^^

Les points de vue ne manquent pas le long de la route. Il fait toujours aussi doux malgré l’altitude, c’est top !

Tout à l'heure, nous serons sur le gros caillou tout là-haut !
Tout à l'heure, nous serons sur le gros caillou tout là-haut !
Tout à l'heure, nous serons sur le gros caillou tout là-haut !
Tout à l'heure, nous serons sur le gros caillou tout là-haut !

Tout à l’heure, nous serons sur le gros caillou tout là-haut !

Nous croisons nos premiers séquoïas ! Parce que les stars du parc évidemment, ce sont les séquoïas. Nous sommes sur le versant Ouest de la Sierra Nevada, et cette région connaît une importante concentration de séquoïas en raison de son climat. Nous en avions déjà vu deux ans auparavant dans le parc de Mariposa Grove, mais ici c’est le paradis, que dis-je, la Mecque du séquoïa ! Nous nous enfonçons dans la forêt, il reste de la neige sur les bas côtés.

J3 - Chercher les ours
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Notre première destination sera Tunnel Log (le « tronc tunnel »). Alors ce n’est pas un site en soi, mais tout simplement un séquoïa couché en travers de la route depuis 1937, et creusé pour permettre le passage des voitures (normal, pourquoi s’embêter à virer un arbre mort). Il faut savoir que le séquoïa est imputrescible et peut rester là tranquillou pendant des siècles, même mort.

Nous avons de la chance, il n’y a personne sur la route. Va y avoir mitraillage photo !!!

J3 - Chercher les ours
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Nous continuons vers Crescent Meadows, une clairière marécageuse au milieu des arbres géants. Dès le parking, on retrouve les panneaux mettant en garde contre les ours, comme on a pu en voir il y a deux ans à Yosemite. A l’époque, frustration : aucun ours n’avait montré le bout de son nez ! Ce serait génial d’en apercevoir un ici (enfin de loin, de préférence, hein).

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On sort du couvert des arbres pour se retrouver en plein soleil dans la clairière, il fait bon malgré les 9°C indiqués par le thermomètre de la voiture. On n’entend que le croassement des grenouilles.

J3 - Chercher les ours
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Au bout de la clairière, à l’ombre, il y a encore de la neige. Ca fait une drôle d’impression de marcher dans la neige en Californie !

J3 - Chercher les ours
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Merci de ne pas salir les tapis de la Mustang
Merci de ne pas salir les tapis de la Mustang

Merci de ne pas salir les tapis de la Mustang

En revenant sur nos pas et en repassant par Tunnel Log, la deuxième balade se fera à Moro Rock. Nous mettons un peu de temps à trouver le parking et le début de la marche.

Le premier essai ne sera pas le bon. Peu de monde, pas vraiment d’indications, et subitement un brouillard de fou nous tombe dessus ! L’ambiance est carrément gloomy (lugubre, quoi), on se croirait dans un film de Tim Burton ! A vrai dire, nous distinguons à peine le sentier…

A la base, on était venu en Californie pour le beau temps, merci.
A la base, on était venu en Californie pour le beau temps, merci.
A la base, on était venu en Californie pour le beau temps, merci.

A la base, on était venu en Californie pour le beau temps, merci.

Heureusement nous tombons sur un couple de randonneurs qui nous indiquent que le sentier commence plus loin. Nous reprenons donc la voiture pour aller nous garer sur le bon parking. Le nombre de voitures et les panneaux nous confirment que cette fois, nous sommes au bon endroit !

Le Moro Rock est l’un des sites les plus visités dans Sequoia National Park. Il s’agit d’un gros caillou en granit posé au sommet de la montagne, à 2050 mètres d’altitude. On peut monter tout en haut de ce dôme par un escalier de 400 marches (non, nous ne les avons pas comptées nous-mêmes).

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Alors on peut se féliciter d’avoir prévu la polaire et l’écharpe. Passé quelques marches, tout est dans la brume. On ne voit pas le sommet du dôme, impossible de se rendre compte de la distance qu’il reste à parcourir. Bon l’avantage du brouillard, c’est que tu ne vois pas le vide à côté de la rambarde. Pas de vertige, héhé, c’est pas bête. Pis grimper 400 marches, ça tient chaud, mine de rien.

Tout là-haut, la vue sur la vallée est sympa. Enfin, elle doit être sympa. Nous ne voyons que du blanc partout, donc difficile de vous décrire le panorama ! Paraît qu’on peut voir les sommets les plus hauts de la Sierra Nevada (4000 mètres d’altitude, tout de même), et les gorges de la Kaweah River. Nous croirons le Routard sur parole !

Nous n’apercevrons que de petits bouts de paysages à la faveur d’une ou deux éclaircies. Mais avoir l’impression d’être dans les nuages, c’est assez unique.

Mais siiii regarde Germaine, là-bas on voit un arbre !
Mais siiii regarde Germaine, là-bas on voit un arbre !
Mais siiii regarde Germaine, là-bas on voit un arbre !
Mais siiii regarde Germaine, là-bas on voit un arbre !

Mais siiii regarde Germaine, là-bas on voit un arbre !

Inutile de préciser que la descente sera plus facile et plus rapide !

Nous reprenons la route qui traverse le parc vers le nord, jusqu’au parking du Général Sherman. Pas de méprise, le Général Sherman est un séquoïa. Beaucoup de séquoïas ici portent des noms de généraux de la Guerre de Sécession.

Mais avant, pause pique-nique sur un banc (= tentative désespérée pour attirer un ours). Pas le moindre morceau d’oreille poilue à l’horizon…

Petite anecdote vue pendant notre repas : des jeunes en panne d’essence se promènent sur le parking avec un panneau faisant appel à la générosité d’une âme charitable pour les dépanner. Nous n’avons pas fini notre sandwich qu’un gentil automobiliste leur propose son aide. Un peu de générosité dans ce monde fait toujours plaisir à voir !

Mais revenons à nos moutons, enfin à notre général. La balade pour aller voir ce spécimen n’est pas très longue. Beaucoup de familles américaines se promènent ici, nous croisons pas mal d’enfants, de personnes âgées. Et évidemment des touristes de toutes nationalités ! Le chemin descend entre des arbres tous plus hauts les uns que les autres. Nous en voyons beaucoup qui portent des « plaies » béantes sur leur tronc ; ce sont les cicatrices d’un feu, ou parfois d’une maladie. Le séquoïa a la particularité de pouvoir se guérir tout seul. Le bois se reforme peu à peu autour de la plaie, jusqu’à la recouvrir complètement, un peu comme une nouvelle peau.

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Mais pourquoi cette couleur orangée si particulière, me direz-vous ? Eh bien à cause des tannins qu’il contient. Et si on voit quelques séquoïas par terre, c’est parce que leurs racines s’ancrent à moins d’un mètre de profondeur, tout en devant porter des arbres de plusieurs centaines de tonnes. Pas étonnant donc que certains ne tiennent plus debout.

On en apprend des trucs, dis donc.

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Au bout du chemin, je vous présente monsieur Sherman, l’un des séquoïas les plus hauts du monde (84 mètres, soit l’équivalent d’un immeuble de 30 étages). Il a un diamètre de 11 mètres et une circonférence de 31 mètres au niveau du sol. Belle bête ! Il aurait, me dit-on dans l’oreillette, entre 2300 et 2700 ans. Alors, il n’est pas le plus haut du monde (il s’est pas foulé), mais ce spécimen est juste l’être vivant le plus volumineux du monde. Respect, Général.

J3 - Chercher les ours
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Le retour est plus sportif, ça grimpe un peu, mais ça nous réchauffe car les températures ne dépassent pas les 5°C… Et toujours pas d’ours à l’horizon…

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Dans l’idéal, nous aurions voulu continuer la visite vers le nord du parc, où des tas d’autres balades sont possibles pour admirer les séquoïas géants. Mais n’oublions pas que nous sommes en montagne, les trajets d’un site à un autre sont donc chronophages. Or, il nous faut encore rallier la côte pacifique, soit près de 4h de route. Et nous aimerions arriver pour le coucher de soleil, c’est-à-dire avant 19h30…

C’est un peu le dilemme de tous les touristes : on voudrait en voir le plus possible, mais les contraintes météo, les imprévus ou tout simplement l’envie de prendre son temps, changent un peu les plans et il faut faire des choix.

Finalement nous laissons tomber le reste de Sequoia National Park pour prendre la route tout de suite. Il faudra revenir une prochaine fois pour terminer la visite du parc, dommaaaaage !!!^^ Et pour peut-être ENFIN apercevoir un ours !

Petit détour par le Visitor Center pour acheter quelques souvenirs, et nous quittons le parc. La route nous fait repasser par Three Rivers, dont nous avons bien aimé l’ambiance.

Retour ensuite dans la plaine en contrebas de la Sierra Nevada, parmi les champs et les vergers. La température remonte : 28°C !

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Puis nous traversons l’Etat, direction Sud-Ouest. Après les plaines verdoyantes, là c’est plutôt ambiance « paysages asséchés d’openfields et troupeaux clairsemés de bovins ». La route monte et descend au gré des collines, pour traverser une petite chaîne qu’on appelle Coast Ranges, parallèle au littoral. Depuis ce matin, nous serons passés de la montagne aux paysages maraîchers, puis aux collines semi désertiques de Californie. Peu de circulation, un grand soleil. Inutile de dire que c’est le moment où jamais de rouler cheveux au vent ! Décidément,nous ne regrettons pas le choix du cabrio !^^

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Arrivée sur la côte en fin d’après-midi, à temps pour le sunset ! Nous voilà dans la petite ville de Morro Bay, connue pour son gros rocher posé sur la plage. De Moro Rock ce matin, à Morro Bay ce soir, presque le même nom, mais changement de décor et de climat !

​Nous nous posons sur la longue plage, au milieu des promeneurs venus admirer la lumière du soir. Le jour décline doucement (la température aussi !). Derrière le rocher, le ciel devient orangé. Ahhhh les couchers de soleil de Californie…

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La soirée s’annonce bien fraîche. On nous a menti sur le climat de Californie ou quoi ??

C’est l’heure de rejoindre notre motel, dans Morro Bay, non loin de la plage. Mais à notre arrivée, l’enregistrement et le paiement sont un peu laborieux.

Il faut savoir que notre système de cartes bancaires est un peu différent du système américain. Lors d’un paiement ou d’un retrait au distributeur, il faut en effet choisir carte de crédit ou carte de débit (« credit card » et « debit card », une chance déjà que les mots soient transparents !). Bon, soyons honnêtes, jusque là on a toujours choisi au pif, et heureusement pour nous, ça a toujours fonctionné !^^ Mais ce soir à l’hôtel, le terminal de carte bancaire de la réceptionniste ne l’entend pas de cette oreille. Credit card ou Debit card, rien à faire, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Nous avons beau expliquer qu’en France, on ne fait pas de distinction entre carte de crédit ou de débit, la dame n’a pas l’air d’être très au courant ni très coopérative… N’a-t-elle jamais reçu de clients étrangers et rencontré ce problème ??

Au final, on change de carte, et la Mastercard de Thomas (associée à la bonne option, mais laquelle ? je ne saurais vous dire !) finira par nous sauver.

Bref ! Tout ça pour dire qu’avant de partir aux Etats-Unis, il peut être judicieux de se renseigner auprès de son banquier sur la formule de sa carte bancaire et le choix à taper en fonction de la « marque » de votre carte !

Cette petite complication, les changements de températures, la marche et la fatigue auront raison de notre énergie. Le dîner se fait donc dans la chambre, avant une douche bien chaude ! Et comble de la soirée cocooning : une tisane devant une rediff de Dirty Dancing à la télé !

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