Nouvelle-Zélande : Windy Wellington

C’est sous la grisaille que nous avons découvert la capitale néo-zélandaise.

Et pour être honnêtes, ce ne fut pas le coup de foudre !

 

Au terme de notre première semaine de roadtrip en Nouvelle-Zélande, nous voilà tout au Sud de l’île du Nord (vous suivez ?). Après nous être baladés à Rivendell, dans la forêt des elfes, nous arrivons aux abords de Wellington en milieu de journée.

Wellington, dont l’aire urbaine compte autour de 300 000 habitants, est donc la capitale de la Nouvelle-Zélande (eh non, ce n’est pas Auckland !). Elle est décrite comme culturellement dynamique et attractive, jeune et branchée. Pour la petite histoire, c’est ici que sont nés les réalisateurs Jane Campion et Peter Jackson, ou encore l’acteur Russel Crowe.

La ville se trouve au bout d’une péninsule. Nous longeons d’abord les ports. La ville n’est pas très étendue, c’est assez calme et même si les rues du centre ville ne sont pas très larges, il est assez facile de se déplacer en van.

Nous avions sélectionné les points d’intérêt majeurs, sachant que nous n’avions pas beaucoup de temps à consacrer à la visite de la ville. En effet, nous prenions le ferry pour l’île du Sud dès le lendemain !

Globalement, nos impressions sur la ville vont être mitigées…

 

Nos déceptions…

D’abord, le centre-ville. Il n’est pas bien grand, rien à voir avec les rues d’Auckland, l’architecture et la structure de la ville font davantage penser aux villes européennes. Beaucoup de feux, des rues étroites, parfois à sens unique, des bâtiments administratifs sans âme… Rien de rédhibitoire en soi, mais rien non plus pour donner une vraie personnalité à la ville.

Le premier soir, malgré le vent et la pluie, nous partons à pied à la découverte du centre ville. Autant dire que nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette petite visite ! Des bars et des étudiants, oui il y en a. Le quartier administratif, des magasins, rien de fou-fou. C’est l’heure de sortie des bureaux, les gens vont et viennent dans les rues, les pubs se remplissent. La moitié des gens est en kway, on voit qu’ils sont équipés ici !^^

Nous trouvons refuge dans un pub pour nous réchauffer.

Nous poussons jusqu’aux quais, espérant trouver quelque chose de plus pittoresque. Un petit phare en bois dans une aire de jeux sera l’élément le plus marquant ! A part ça, beaucoup de hangars et d’entrepôts, un quai peu éclairé, pas de végétation ni de bancs au bord de l’eau. Les gens pressent le pas pour rentrer chez eux ou se mettre à l’abri, ce n’est pas vraiment un lieu de promenade. Avec cette pluie, et maintenant dans l’obscurité totale, nous serons  un peu déçus par ce côté de la ville.

Le quartier d’affaires, avec ses tours vitrées, donne un aspect moderne à la ville, mais rien de bien excitant là non plus. Les immeubles de bureaux côtoient les entrepôts et le port de commerce. Nous n’y ferons qu’un petit passage avant de prendre notre ferry.

Et enfin, bien qu’encensé par les guides, nous ne visiterons pas le musée Te Papa Tongarewa (musée national réunissant les trésors de la culture néo-zélandaise et de son environnement), par manque de temps (comme d’habitude !^^).

 

… Mais aussi de belles surprises !

La route principale (la route 1) qui sort du centre mène vers la baie et le port de plaisance.

Le temps est bien gris à notre arrivée, et surtout le vent souffle fort ! Notre première halte se fait au pied du Wellington Sign (et oui, y a pas que Hollywood dans la vie ! 😆), et nous comprenons tout de suite pourquoi la ville est surnommée « Windy Welly » (Wellington la venteuse).

Derrière nous, une grande baie. Et une petite route qui, en s’éloignant du centre, fait le tour d’une longue langue de terre. Attirés par ce coin discret à l’écart de la circulation, nous prenons cette route qui contourne le quartier de Miramar. C’est un peu au hasard que nous nous dirigeons, car nos guides ne font pas mention de cet endroit. D’ailleurs il n’y a pas grand monde par ici. Pourtant, on est vraiment tout au bord de l’eau, au pied d’un quartier résidentiel juché sur les hauteurs d’une colline. Le vent agite la mer à quelques mètres à peine de la route. C’est surprenant d’être en pleine ville et pourtant d’être si près de la houle !

Inspirés par l’endroit, nous continuons le tour de la péninsule vers l’Est, et bien nous en a pris, parce que c’est vraiment joli de ce côté. Malgré le temps menaçant, au gré de quelques éclaircies, la mer a de jolies couleurs turquoise. Nous voyons au loin les ferrys quitter la ville. Des petites maisons en bois s’égrènent au bord de la route. Une petite plage et une jetée accueillent quelques pêcheurs et plongeurs. L’eau est nettement plus calme de ce côté, et surtout, nous sommes pratiquement seuls !

 

 

 

A la hauteur de Scorching Bay, nous tombons par hasard sur un petit restaurant coloré, le Scorch’O Rama, où nous choisissons de nous arrêter pour déjeuner. La vue sur la mer, la déco et le menu sur le thème du cinéma nous plaisent bien, tout comme l’accueil du serveur qui a passé quelques mois en France.

Un coin bien sympathique donc, découvert un peu par hasard, à l’écart des sites les plus connus de la ville, mais qui valait bien le détour !

 

Profitant du ciel qui se dégage, nous gravissons ensuite le Mount Victoria, colline emblématique de la ville, pour profiter de la vue panoramique. Car la ville présente un relief accidenté en raison de l’activité sismique. Les quartiers résidentiels se sont bâtis sur plusieurs collines, desservis par de petites rues étroites en lacets. La petite grimpette a donc du charme, enfin surtout en voiture !^^ Car les plus courageux peuvent monter à pied, en passant par une promenade en forêt qui a servi de cadre d’ailleurs à certaines scènes du Seigneur des Anneaux. Et je peux vous dire que nous ne regrettons pas du tout d’avoir pris la voiture, car une fois là-haut, grosse averse ! Nous patientons à l’abri, sur le parking, avant de courir vers le promontoire.

Dans le vent et entre deux averses, nous verrons en effet toute la ville autour de nous, et même un joli arc-en-ciel !

 

Le lendemain, nous revenons dans le joli quartier de Miramar. Avant notre visite de la Weta Cave, nous faisons une petite balade dans les rues de ce quartier pour retrouver le charme des maisons en bois et des petites rues fleuries. La vue sur la mer depuis les hauteurs ne gâche rien ! C’est l’heure d’emmener les enfants à l’école : les familles se pressent sur les trottoirs, des élèves font la circulation eux-mêmes sur les passages piétons. Mais on pense aussi aux personnes âgées par ici !^^

Et enfin, lors de notre départ pour l’île du Sud, à bord du ferry, la ville apparaît sous un meilleur jour (et surtout sous le soleil !^^). De loin, nous en appréhendons mieux la dimension et la variété des quartiers.

Et que dire de la pointe Sud de l’île ? Depuis le ferry, on voit les montagnes bien vertes tomber dans le détroit entre les deux îles.

 

Notre ressenti sur la ville a donc été assez mitigé. Les points mis en avant par les guides ne nous ont pas convaincus, et nous avons trouvé que le centre ville manquait de charme. Les commentaires lus deci-delà avaient peut-être créé trop d’attente ! Heureusement, le hasard fait parfois bien les choses et nous a menés vers des coins qui nous ont plus « parlé ». Et c’est avec plaisir que nous revoyons aujourd’hui certaines photos de Wellington !

 

 

 

1 réaction sur “ Nouvelle-Zélande : Windy Wellington ”

  1. Ping Nouvelle Zélande : arrivée sur l’île du Sud – Les Pilpous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *