Nouvelle Zélande : arrivée sur l’île du Sud

Nous avions longuement hésité à faire la traversée entre l’île du Nord et l’île du Sud de nuit. L’idée de départ était de ne pas « gaspiller » une demi-journée dans notre roadtrip, car, entre l’embarquement sur le ferry et la traversée en elle-même, nous en serions quittes pour environ 4 heures.

Finalement, il nous est apparu que cette traversée faisait elle-même partie du voyage et nous apporterait sûrement son lot de chouettes paysages. Nous avons donc réservé sur la traversée de 13h30, et nous n’avons pas été déçus !

Deux compagnies de ferrys proposent la traversée d’une île à l’autre. Les durées, ainsi que les tarifs, sont assez proches chez les deux compagnies. Nous avons donc fait notre choix à la dernière minute ou presque, en fonction des horaires proposés (et des disponibilités !).

L’embarquement sur le ferry prend un peu de temps : il y a pas mal de voitures (surtout des vans de touristes, en réalité !^^) et de camions à faire monter. Tout ce petit monde grimpe sur le bateau comme dans un parking souterrain et on se gare à la queue-leu-leu sur les ponts.

 

Nous quittons donc l’île du Nord et Wellington sous un grand soleil, qui vient un peu compenser nos déceptions sur cette ville (voir notre article sur Wellington). L’air est agréable, les couleurs magnifiques. Nous restons longtemps sur le pont supérieur pour apprécier ces moments. Pas de mal de mer à l’horizon, c’est parfait !

Plus qu’un trajet vers le Sud, c’est vers l’Ouest que se dirige le ferry, car il faut contourner la péninsule de Wellington, puis s’engager dans les fjords de l’île du Nord jusqu’à la petite ville de Picton.

Et là, c’est certain, nous nous rendons déjà compte que ce n’était pas une erreur de traverser de jour. Le vert des falaises, mis en valeur par les ombres qui jouent sur le relief, se marie au bleu de l’océan (oui, tant de beaux paysages, ça me rend poétique !^^).

A peine avons-nous quitté des yeux le littoral que le ferry aborde déjà les terres de l’île du Sud. La côte est encore plus découpée qu’au Nord : partout autour de nous des îlots, des baies, des « sounds » (mot qui n’a pas vraiment d’équivalent en français, mais qu’on pourrait traduire par « fjord ») . Le ferry se fraie un passage dans ce dédale de corridors naturels, pour le plus grand plaisir des touristes et des photographes. Des maisons de pêcheurs, des moutons sur les hauteurs, des vallées recouvertes de sapins, comme un subtil mélange de paysages scandinaves et canadiens.

Cette région est connue pour le Queen Charlotte’s Sound et les randonnées qui le traversent.

Nous sommes plutôt émerveillés devant ce spectacle auquel nous ne attendions pas. Ça aurait quand même été ballot de louper autant de beauté, nan ? Franchement, cette arrivée dans les fjords au soleil couchant, cela reste un de mes plus beaux souvenirs (oui n’ayons pas peur des mots !!!).

Et l’arrivée au port de Picton est tout aussi magique. Bon, vous l’aurez compris, pour peu qu’il fasse beau, cette traversée vaut vraiment le coup !

Même s’il faut enchaîner avec un peu de route de nuit, l’arrivée au camping ne nous déçoit pas non plus : le ciel est très clair, c’est sous une belle voûte étoilée que nous dormons ce soir pour clore cette journée !

Le lendemain, pour notre première journée sur l’île du Sud, nous allons rallier le village de Havelock au parc national Abel Tasman, en passant par la ville de Nelson, dans la baie de Tasman.

 

Nous nous réveillons donc à Havelock. Sans plan précis, nous partons à la découverte de la marina, attirés par cette baie entourée de paysages verdoyants. Nous découvrons alors un village tourné vers la pêche, dans une baie toute tranquille. Dans la fraîcheur du matin, nous nous installons pour un café en terrasse.

Notre halte dans la baie de Tasman est tout aussi agréable : de grandes plages de sable, où il fait bon se promener. La mer est très calme à cet endroit, car protégée des vents et des courants du large.

A Nelson, nous nous arrêtons pour une chouette promenade et un pique-nique sur la plage.

 

Et enfin, au terme de notre périple du jour, nous arrivons à Marahau, de l’autre côté de la baie. C’est la porte d’entrée dans le parc national Abel Tasman. Ici aussi l’atmosphère est calme et propice aux balades au bord de l’eau.

D’ailleurs, nous n’attendons pas le lendemain pour entamer une petite marche vers le parc Abel Tasman (auquel nous consacrerons plus de temps le lendemain). Loin des images de carte postale et de plages paradisiaques vues dans les guides et sur Internet, pour l’instant, ce sont des paysages sauvages, marécageux que nous découvrons. Mais ces longues plages survolées par les oies sauvages et le chemin qui s’enfonce dans la végétation ne manquent pas de charme.

En été, les sentiers doivent être très fréquentés, car c’est le début du Abel Tasman Coast Track, l’une des randonnées les plus courues de Nouvelle-Zélande. Mais aujourd’hui, même si nous croisons quelques marcheurs, tout est calme. Les campings ne sont pas remplis, les loueurs de kayaks et les compagnies de boat-taxis ont déjà fermé leurs portes. Cela donne à l’endroit un charme un peu hors du temps, empreint de quiétude.

Une jolie journée donc, qui se termine par un verre en terrasse, avant de regarder les étoiles se lever sur la mer. Les vacances idéales, quoi !

Voilà donc pour cette découverte bien différente de ce que nous avons vu pour l’instant de la Nouvelle-Zélande. Ces deux journées devaient n’être qu’une transition mais ont réussi à nous charmer par leurs paysages et leur ambiance hors du commun. Il faut dire que nous n’attendions pas grand chose de cette région du Nord de l’île. Pourtant, ce fut encore une fois une jolie surprise ! Comme quoi les meilleurs souvenirs ne se construisent pas toujours là où on les attend !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *